Douala

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Douala : la chaleureuse «capitale économique»

Un autre stade de niveau mondial bâti à Japoma, un parc hôtelier renforcé et un plateau technique sanitaire de haut niveau pour le hub économique qui est également la ville la plus peuplée du Cameroun.

Côté hospitalité, on peut dire que Douala s’y connaît depuis ses origines. La plus vaste mégapole qui abrite près de 4 millions de résidents sur les deux bords du fleuve Wouri a été le premier contact des étrangers, que ce soit les explorateurs portugais au 15ème siècle ou les colons allemands au 19ème siècle. Ces Européens accostèrent sur un territoire qui sera appelé plus tard Cameroun, en raison justement des crevettes qui abondaient dans le Wouri qualifié par les navigateurs portugais de «Rio dos Camaroes» (rivière des crevettes). Douala deviendra par la suite une cité administrative dès 1901, par la volonté du colonisateur allemand. C’est par cette ville aussi que le football sera introduit au Cameroun, au courant de l’année 1923, par un photographe et agent commercial sierra léonais nommé George Goethe. D’où l’émergence des premiers clubs camerounais à Douala : Club athlétique, Vent Lalanne, Léopard, Caïman ou de Oryx bellois qui deviendra en 1965 le premier vainqueur de la Coupe d’Afrique des clubs champions, l’actuelle Ligue des champions.

C’est donc une ville très sportive et surtout folle de football qui va abriter les équipes du groupe C de la Can TotalEnergies Cameroun 2021, et notamment le choc de ce premier tour de la compétition Algérie-Côte d’Ivoire. En plus, ce sera dans le magnifique et futuriste stade de 50 000 places construit à Japoma, le village de la légende Roger Milla, à l’entrée de Douala quand on vient par route de Yaoundé. Le vieux stade de la Réunification construit en 1972 et totalement relooké, qui a accueilli des matches du Chan en janvier 2021, est cette fois mis au repos, Douala n’abritant qu’un site de la Can.

Alors que pendant la grande saison des pluies qui va d’août à octobre il pleut abondamment et pratiquement en continu à Douala, en début d’année c’est une chaleur torride qui règne sur la ville, le thermomètre pouvant monter jusqu’à 35° certains jours. Mais comme il s’agit d’une ville d’affaires qui brasse 99% du trafic maritime et 60% du potentiel industriel du Cameroun, aucune activité ne souffre de cette forte chaleur. Les marchés et supermarchés grouillent de monde tout au long de la journée.

Et la nuit tombée, la ville ne dort pas pour autant : restaurants en plein air spécialisés dans le poisson grillé, cabarets et discothèques prennent le relais. Sans oublier qu’à divers carrefours, notamment au niveau du célèbre carrefour Ndokoti, les marchands du trottoir ne prennent pas non plus de pause et proposent, 24h/24, chaussures, habits, appareils électroniques, boissons et repas chauds…

Côté structures d’accueil, cette ville qui est déjà un hub économique sous-régional en servant de transit aux marchandises acheminées dans les pays de l’hinterland que sont la RCA et le Tchad, possède plus de 300 hôtels de 2 étoiles à 5 étoiles pour les plus luxueux. Le séjour vous coûtera de 15 000 F CFA à 65 000 F CFA la nuitée. Et trois hôpitaux de référence, dont le plateau technique a été rénové et renforcé en prélude à la Can veillent sur votre santé.

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